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Le développement cognitif

Le développement cognitif et l'apprentissage

 

Il est important de savoir que les différentes parties du cerveau de l'enfant ne se développent et ne se construisent pas toutes en même temps. 

Pour accéder à ses pleines capacités d'apprentissage, il est nécessaire que l'enfant ait préalablement intégré ses réflexes archaïques à son schéma moteur.

Ils lui sont indispensables pour poser les fondements de l'apprentissage.

L'enfant a besoin d'acquérir une maturité dans différents domaines pour être "prêt" pour l'école : tenir assis, se concentrer, se servir d'un stylo, suivre un objet du regard (sans que ses yeux ne sautent ou ne perdent leur repère sur une page). 

Ses différentes habilités sont directement acquises par la maîtrise  des compétences motrices et du contrôle postural.

 

Pour qu'un enfant puisse "rentrer" dans les apprentissages avec plaisir et facilité il est nécessaire que ses fondations neurologiques soient bien en place

au travers de son développement moteur et émotionnel. 

Fonctionnement du néocortex ou cerveau cognitif

Le néocortex gère les fonctions dites supérieures :

  • la conscience,

  • le langage,

  • les capacités d'apprentissage,

  • les perceptions sensorielles,

  • les commandes motrices volontaires,

  • la présence dans l'espace...

Le lobe préfrontal permet plus particulièrement :

  • la réflexion,

  • le raisonnement,

  • la créativité,

  • l'imagination, 

  • la résolution de problèmes,

  • la planification, 

  • la conscience de soi,

  • l'empathie.

L'hippocampe a une place centrale  pour :

  • la mémoire émotionnelle, consciente et à long terme 

  • l'apprentissage ( l'hippocampe fabrique des neurones tout au long de la vie).

Le développement cognitif chez l'enfant

Pour que toutes les parties du cerveau travaillent ensemble, elles doivent-être développées et connectées les unes aux autres.

Cela se fait dans un premier temps par les mouvements répétés du bébé qui stimulent la croissance et les ramifications des cellules nerveuses et la myélinisation de leurs fibres.

Le mouvement est essentiel à l'apprentissage, il éveille et active nombre de capacités mentales. Il permet d'intégrer et d'ancrer de nouvelles informations et de nouvelles expériences aux réseaux de neurones. 

Les activités musculaires, en particulier les mouvements coordonnés, stimulent la production de neurotrophines qui augmentent la croissance des cellules nerveuses et le nombre de connexions neuronales dans le cerveau.

La stimulation produite par le mouvement est donc cruciale pour le fonctionnement du cerveau.

Chaque mouvement est lié à des stimulations (sensorielles tactiles, vestibulaires, proprioceptives et kinesthésiques) qui permettent à l'enfant d'éveiller les différentes aires de son cerveau.

 

Les activités d'apprentissage nécessitent une bonne coopération de ces différentes aires du cerveau pour permettre un traitement optimal de l'information et produire pensées, mémorisation, création...

Les deux hémisphères du cerveau

Le cerveau comprend deux hémisphères reliés entre eux par le corps calleux. 

Chaque hémisphère (qui comprend quatre lobes) traite l'information de façon spécifique.

Nous reprenons le résumé simplifié des différences fondamentales qui existent entre les deux hémisphères selon le Docteur Carla Hannaford, neurobiologiste américaine :

  • Le cerveau logique (généralement le gauche) :

Analyse, planifie, structure, pensée linéaire, travaille avec les chiffres, formules, listes, orientation langage, discerne des limites perceptuelles et conceptuelles nettes, regarde les différences, orienté vers l'avenir, conscient du temps, contrôle ses émotions, préfère l'autorité structurée, hiérarchique, réceptif à un environnement structuré...

  • Le cerveau gestalt (généralement le droit) :

Intuitif, évalue, fluide, spontané, pensée simultanée, se souvient de visage, de voix, images, orientation émotionnelle, par expérience, préfère dessiner, manipuler, flexible, plus tolérant, regarde les ressemblances, orienté vers le présent, pas le sens du temps, attitude à laisser-faire, libre avec ses émotions, préfère l'autorité participative...

Nous avons évidemment accès aux deux hémisphères même si nous présentons un certain degré de dominance hémisphérique.

Mais plus nous avons accès aux deux hémisphères et plus nous sommes capables de fonctionner intelligemment. Il est donc nécessaire d'utiliser les deux hémisphères du cerveau pour être au maximum de ses compétences (quelque soit le domaine).

Par exemple en ce qui concerne la lecture, l'écriture et le langage, de bonnes connexions du cerveau entre les deux hémisphères sont nécessaires.

Le cerveau logique va choisir le mot ou la phrase juste, ce qui va activer le cortex visuel pour en reconnaître l'orthographe, le cortex auditif pour en entendre la prononciation, d'autres zones dans les régions associatives du cortex pour le relier à d'autres connaissances.

Le cerveau gestalt va l'imager et rendre l'émotion. C'est cette collaboration cérébrale qui va permettre une facilité de lecture et d'écriture mais également de comprendre et d'être créatif à partir de ce qui est lu.

Il s'agit donc de développer et/ou renforcer les fondations indispensables aux apprentissages que sont les sens auditifs, visuels, vestibulaires et kinesthésiques des deux hémisphères.

 

C'est par le mouvement et la stimulation que l'intégration des réflexes archaïques peut se faire et permettre la maturation et la collaboration des deux hémisphères du cerveau.

Le stress et l'apprentissage

La mémoire et l'apprentissage sont étroitement liés car c'est la mémoire qui garde la trace de tout apprentissage.

L'hippocampe qui est présent dans le cerveau émotionnel pour remplir ces fonctions est donc au coeur de l'apprentissage.

Les dernières recherches en neurosciences nous montrent que le stress est extrêmement nocif pour l'apprentissage.

Il génère une trop grande sécrétion de cortisol (hormones de stress) qui va détruire des neurones dans l'hippocampe ce qui affaiblit la mémoire et perturbe l'apprentissage.

Le cortisol active l'amygdale qui est le centre de la peur.  L'esprit, paralysé par la peur n'est plus en capacité d'écouter et d'apprendre.

Le stress a donc un effet désastreux sur l'apprentissage et la mémoire et peut également altérer certaines zones cérébrales chez l'enfant par la destruction de neurones dans l'hippocampe, dans le cortex-préfrontal et dans le corps calleux (qui permet le bon fonctionnement entre les deux hémisphères).

Une diminution de l'activité cérébrale dans le cortex préfrontal affecte la concentration, l'attention, l'activité motrice et l'aptitude à réfléchir avant d'agir.

C'est ce que l'on appelle le déficit d'attention accompagné d'hyperactivité (TDAH).

Le maternage et une attitude soutenante dans la petite enfance (prendre soin, rassurer, sécuriser, consoler) favorise le développement de l'hippocampe.

Au contraire, la maltraitance verbale et physique ("tu es insupportable", "tu es nul", les gifles, les fessées...) diminuent le volume de l'hippocampe et donc la capacité à apprendre et à mémoriser.

 

La bienveillance est nécessaire pour favoriser l'apprentissage.

Au contraire, le stress altère les compétences et perturbe l'apprentissage.

L'école et l'apprentissage

Pour pouvoir apprendre plus facilement et dans le plaisir, les enfants ont besoin d'un environnement scolaire apaisant et d'une atmosphère soutenante, encourageante et sans stress.

Les méthodes d'enseignement qui bannissent la peur et le stress sont agréables et satisfaisantes pour les enseignants et favorisent l'apprentissage, la mémorisation et la créativité des élèves.

Le stress en classe est malheureusement beaucoup trop fréquent chez nombre d'élèves. Il est généré essentiellement par :

  • la peur du regard des autres,

  • la crainte de paraître nul devant les professeurs et les camarades,

  • l'angoisse des notes,

  • la compétition,

  • les comparaisons...

Il est contre-performant et altère largement l'apprentissage.

Quand l'enfant a peur, il entre dans un cercle vicieux :

  • il apprend mal,

  • il a de mauvaises notes,

  • il est en situation d'échec,

  • il se sent nul, humilié,

  • il ne prend plus plaisir à aller en classe, voire il ne veut plus aller à l'école.

De part son immaturité cérébrale l'enfant est plus vulnérable au stress que l'adulte et cela peut avoir pour conséquences :

  • des troubles du comportement (anxiété, dépression, agressivité...),

  • des perturbations sur le plan cognitif et parfois des déficits cognitifs importants (en cas de grande maltraitance).​

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