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Posturologie

La posturologie

Qu'est ce que la posturologie?

La posturologie est une approche complémentaire à un métier.

Des podologues, ostéopathes, dentistes, kinés, médecins (ophtalmo...)..., peuvent aussi être posturologue.

Cette spécialité s'inscrit dans une approche hollistique (globale et complète) de l'individu.

La posturologie est une méthode d’étude pluridisciplinaire de la posture et de ses dérèglements.

 

La posturologie est une spécialité pluridisciplinaire qui étudie les mécanismes biomécaniques et neuro-physiologiques qui régulent les grands aplombs de l'être humain.

La pathologie posturale est un déséquilibre de ces grands aplombs qui génère un excès de contraintes responsable de pathologies musculo-articulaires et d’une modification du schéma moteur.
Le déséquilibre postural est causé par l’asynchronisme d’un ou de plusieurs capteurs posturaux.

 

Les capteurs primordiaux sont:

  • les yeux
  • levestibule
  • le système auditif

D'autres capteurs influencent aussi notre capcité à tenir debout( notre posture) et à nous mouvoir (notre dynamique):

  • la langue (goût =et olfaction)
  • les articulations temporo-mandibulaires (articulationsde la mâchoire)
  • la peau (système tactile et proprioceptif)

Questions fréquentes

Toutes les réponses à vos questions

(Artiste: Michel Baczyk, peintre, sculpteur...)

Quels sont les différents tests en posturologie?

QUELS SONT LES TESTS COURAMMENT PRATIQUÉS EN POSTUROLOGIE ?

  • Examen à la verticale de Barré
  • Test scapulaire
  • Test de Bassani sur tapis mousse
  • Test des rotateurs
  • Examen au podoscope
  • Test de convergence tonique
  • Cover test
  • Test de Maddox
  • Test oeil-main
  • Test des cicatrices
  • Test de Romberg
  • Downing test
  • Examen au synoptophore
  • Test de piétinement
  • Test d'antépulsion passive
  • Test de rotation et d'extension de tête

Quelles sont sont les causes d'une pathologie posturale ?

QUELLES SONT LES CAUSES D’UNE PATHOLOGIE POSTURALE ?

Nous sommes tous asymétriques, résultat de notre constitution, de nos habitudes, de notre mode de vie. Certains compensent cette situation et ne présentent pas de trouble. Il n’en est pas de même pour d’autres. En effet, certaines circonstances peuvent faire décompenser le système postural :

  • Mauvaises postures prolongées et répétées (des conditions de travail)
  • Traumatismes
  • Séquelles de certaines chirurgies
  • L’asynchronisme des capteurs posturaux, comme par exemple une asymétrie mandibulaire ou visuelle ou encore une asymétrie des appuis plantaire vont générer un déséquilibre postural responsable de son cortège de pathologies.

L'asynchronisme d'un ou de plusieurs capteurs capteurs posturaux génère des flux d'informations asynchrones au niveau du système nerveux central, qui en retour entraîne une asymétrie du tonus musculaire à l'origine du déséquilibre postural.

Un bilan postural permettra de déterminer le ou les capteurs en asynchronisme par un examen postural et une série de tests posturaux.

Le posturologue déterminera ensuite une stratégie thérapeutique basée sur un arbre décisionnel qui suivra une hiérarchisation spécifique (capteurs primaires et capteurs secondaires...).

Il en résulte une modification de l'organisation du tonus musculaire (posture économique) ainsi qu'une modification du schéma moteur avec amélioration des troubles perceptifs et proprioceptifs (conscience de soi).

La prise en charge du patient postural est toujours pluridisciplinaire.

Le traitement d'une pathologie posturale vise à neutraliser l'asynchronisme des capteurs en cause du déséquilibre dans le but d'induire une posture plus économique, c'est-à-dire moins contraignante et d'optimiser le schéma moteur.

Qu'est-ce qu'un syndrome de déficience postural?

Le Syndromede  déficience Posturale (S.D.P) ou maladie du Système Postural d'Aplomb a été décrit par Martins Da Cuhna en 1979. Ce syndrome est consécutif à une altération de l'équilibre tonique et postural.

La pathologie posturale survient lorsque les centres de régulation (centres intégratuers du système nerveux central) ne parviennent plus à réaliser une synthèse congruente des inforlations reçues par les différents capteurs.

Le S.D.P. se caractérise par un tableau fait de symptômes et de signes stabilométriques et cliniques :

  • Le patient se plaint d’avoir du mal à se tenir debout : soit il titube, soit il souffre dans cette posture.
  • L’enregistrement stabilométrique confirme que ses performances se situent en dehors des limites de la normalité (le contrôle des oscillations posturales est anormal).
  • L’examen clinique révèle une asymétrie anormale de son tonus postural (la régulation de son activité tonique est anormale).
  • Mais il existe un quatrième critère, indispensable au diagnostic, qui distingue nettement la démarche du posturologue de la démarche classique : la manipulation d’une ou plusieurs entrées du système modifie immédiatement certains signes d’asymétrie avant de faire disparaître à terme les signes et les symptômes du syndrome.

Les différentes pathologies rencontrées en posturologie

QUELLES SONT LES PATHOLOGIES FRÉQUEMMENT RENCONTRÉES EN POSTUROLOGIE?

Une symptomatologie très variée est la conséquence d’un déséquilibre postural. Aux fréquentes plaintes musculo-squelettiques (cervicalgies, céphalées, lombalgies…) peuvent s’ajouter des symptômes de déficit perceptif (vertiges, déséquilibres, maladresse...) et des troubles cognitifs (difficulté de concentration, troubles dyslexiques, fatigue...).

De nombreuses pathologies sont en relation avec un déséquilibre postural, dont notamment :

  • Lombalgies chroniques, sciatalgies récurrentes, hernies discales
  • Gonalgie, scapulalgies, coxalgies fréquemment asymétriques
  • Cervicalgies avec torticolis récidivants, dorsalgies--Blessures musculaires récidivantes
  • Polyalgies et autres tableaux fibromyalgiques
  • Persistances de douleurs après prothèses articulaires
  • “ 5 à 6 fois par an, mon ostéopathe me remet en place les vertèbres “
  • Dyslexie, dysgraphie
  • Tendinopathies récidivantes
  • Entorses récidivantes
  • Syndromes vertigineux posturaux
  • Épines irritatives calcanéennes
  • Syndrome de Morton
  • Halux valgus
  • Aponévrosites plantaires
  • Perte de la performance
  • Hypertonies musculaires douloureuses localisées et résistantes au traitement
  • Céphalées
  • Scolioses

Comment traiter un patient postural ?

COMMENT TRAITER UN PATIENT “POSTURAL” ?

Le traitement postural vise à modifier les entrées du système par manipulation des capteurs posturaux dans le but de reprogrammer au mieux le tonus musculaire. Le but est de soulager les pathologies de contraintes et d’améliorer la performance des capteurs afin d’optimiser le schéma moteur.

La prise en charge du patient postural est le plus souvent pluridisciplinaire.

Le traitement postural nécessite la participation de différents spécialistes qui interviennent de concert en fonction des capteurs incriminés dans la pathologie :

  • Équilibration du système musculo-articulaire : ostéopathe, kinésithérapeute
  • Confection d’une orthèse plantaire : podologue
  • Rééducation orthoptique : orthoptiste
  • Prescription de prismes optiques : ophtalmologiste
  • Traitement d’une cicatrice pathogène : médecin, kinésithérapeute
  • Mise en place d’une gouttière ou traitement occlusal : dentiste
  • Rééducation linguale, phonation et ventilation : orthophoniste, kinésithérapeute
  • Rééducation vestibulaire : kinésithérapeute, O.R.L.
  • Stabilisation du nouvel état postural après traitement : kinésithérapeute, rééducateur
  • Conseils ergonomiques afin de réduire les postures iatrogènes : ergonome
  • Médecin généraliste et rhumatologue pour le diagnostic préliminaire et la coordination.

 

RÉÉDUCATION POSTURALE

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Tout traitement postural doit être complété par une rééducation adaptée afin de stabiliser le nouvel état postural.

Cette rééducation sera spécifique à chaque déséquilibre postural.​​​​​​​

Vision posture et troubles spécifiques de l'apprentissage

Vision, posture et trouble spécifique de l’apprentissage

Baron, nous a montré l’importance de l’équilibre oculo-moteur dans le contrôle postural et l’intérêt des traitements par prismes de faible puissance dans les rachialgies, les scolioses, mais surtout les troubles de la stabilité.
Alves da Silva plus récemment insiste également sur l’intérêt des traitements posturaux dans le cadre des troubles spécifiques de l’apprentissage (TSA), particulièrement la dyslexie développementale.
Il propose une rééducation au moyen de prismes, d’exercices, d’adaptation de l’environnement de travail (pupitre, mobilier adapté …) et de semelles de posture.
Dans le cadre des troubles spécifiques de l’apprentissages la réintégration des réflexes posturaux peut être un traitement de choix.

En savoir plus

La posture ne se limite pas à la position des segments corporels (bassin, épaules…), c’est aussi et surtout une question de

stabilité, qui reflète l’équilibre du tonus (tension) des chaînes neuro-musculaires. L’être humain doit sans cesse lutter contre la gravité pour parvenir à se tenir debout.
Le corps oscillant constamment autour de sa position d’équilibre, tous les haubans musculaires devraient être sollicités alternativement. Mais les habitudes de travail ou sportives, les stress, notre personnalité, favorisent une position ou un déséquilibre particulier, qui obligera certains haubans à travailler en excès.
Ainsi apparaîtront des pathologies fonctionnelles qui, en l’absence de traitement postural, évolueront progressivement vers l’organicité

La posturologie permet de traiter les troubles fonctionnels de la posture et de l’équilibre, et des douleurs qui en sont la conséquence.

Une notion clé est la différence entre les problématiques fonctionnelles et lésionnelles.
Les premières relèvent de simples dysfonctionnements de certains systèmes ou tissus du corps (peu ou pas visibles aux examens complémentaire : radios, scanner, écho…), alors que les secondes sont en rapport avec de véritables lésions organiques (usure / altération des tissus).

L’évolution pathologique se fait par une migration progressive, plus ou moins rapide, de simples dysfonctions (problème fonctionnel) vers de véritables lésions (problème lésionnel)

Une comparaison simple est le moteur de voiture : de banales erreurs de réglages finissent, en l’absence d’entretien, par aboutir à l’usure des pièces (toutefois plus faciles à changer sur une voiture que chez l’être humain !).
Une autre image (chère à Bernard Weber) est la feuille de papier qui serait d’abord pliée, et pourrait donc encore être utilisée malgré quelques désagréments, mais qui, à force d’être pliée et dépliée finirait par se déchirer.

Le corps humain est vivant, il évolue sans cesse : toujours en mouvement, en adaptation perpétuelle (plus ou moins réussie) aux agressions extérieures et à ses propres contraintes internes dans le but d’assurer l’homéostasie (équilibre).
L’évolution vers la maladie est donc progressive : on ne passe pas d’un état « normal » à un étant « pathologique » d’un instant à l’autre (hors traumatismes directs) : la problématique n’est jamais à 100% fonctionnelle, ni à 100% lésionnelle. (Weber 1964, Canguilhem 1966.)
Les traitements posturaux s’adressent à la part fonctionnelle des troubles, c’est pourquoi ils sont particulièrement pertinents aux stades initiaux de l’évolution mais restent rarement totalement inefficaces, même à un stade avancé.
A chaque fois que vous entendez « c’est l’arthrose, on ne peut rien faire ! », ou « c’est l’âge, on ne peut rien faire ! », dites vous qu’un traitement postural peut vous être utile. Pas miraculeux, avec un soulagement sans doute moins important que si vous aviez 20 ans, mais pouvant toutefois fréquemment améliorer durablement votre qualité de vie.

 

La douleur est une alarme qui se déclenche tardivement (plus ou moins selon les personnes) : après une première phase de dérèglement postural silencieuse. Le dérèglement, lors de cette première phase asymptomatique peut toutefois être mis en évidence par des tests cliniques.
Le traitement postural qui en découle peut donc aussi permettre la prévention de l’apparition des symptômes.Je vous laisse juger de l’utilité de couper l’alarme (avec des antalgiques / anti inflammatoires) sans essayer de comprendre pourquoi elle s’est déclenchée…

A chaque fois qu’on vous tient le discours : « les examens sont normaux, donc vous n’avez rien ! » (malgré vos douleurs !!), vous pouvez être sûr que votre problématique en est à un stade trop fonctionnel pour que les lésions soient visibles, même des examens complémentaires les plus performants (IRM…).

 L’approche de la médecine allopathique (classique) consiste malheureusement trop souvent à attendre que les lésions apparaissent pour de commencer à vous prendre en charge, par méconnaissance (ou rejet) des problématiques fonctionnelles préexistantes, et des solutions thérapeutiques correspondantes qui pourraient vous être utiles à ce moment-là. (Weber 1964)
Avec dans le pire des cas un déni de votre souffrance, ou un report un peu trop rapide sur la sphère psychosomatique, parfois sans proposition de prise en charge de cet aspect-là non plus.

L’ostéopathie est un système thérapeutique basé avant tout sur une connaissance précise de l’anatomie humaine.
L’ostéopathie consiste, dans une compréhension globale du patient, à prévenir, diagnostiquer et traiter manuellement les restrictions de la mobilité des tissus du corps humain susceptibles d’en altérer l’état de santé”. (Référentiel Métier Ostéopathe®)

Elle ne concerne pas uniquement les os et articulations, mais toutes les structures qui composent le corps humain,
et elle ne s’adresse pas seulement aux douleurs de d
L’ostéopathie était fondée à l’origine sur des axiomes et des connaissances pratiques empiriques, mais à cette base s’ajoutent des travaux de recherche de plus en plus nombreux.

 

De nombreuses publications soulignent l’action de l’ostéopathie sur le contrôle postural (= sur la posture et l’équilibre)
L’explication la plus cohérente est que les traitements ostéopathiques jouent sur l’entrée proprioceptive (les capteurs présents dans les muscles et articulations) du Système Postural en supprimant les nociceptions (informations parasites) qui l’affectent.

    

L’ostéopathie ne consiste pas exclusivement en des manipulations structurelles (“cracking”), mais le plus souvent en des mobilisations douces, absolument indolores et sans risque. Selon l’âge, la morphologie et la zone à traiter, l’ostéopathe (bien formé) choisira la technique la plus adaptée à son patient. De même, il aura pris soin de commencer par un interrogatoire complet afin de savoir si une prise en charge en ostéopathie peut vous être indiquée, ou si vous devez d’abord, ou en plus, consulter un médecin.
A mon sens, l’ostéopathie est un art subtil, exigeant et difficile à maîtriser, c’est pourquoi un ostéopathe efficace ne peut être qu’un ostéopathe exclusif, qui consacre au moins 45 minutes à chaque consultation et qui accepte un nombre limité de patients par jour

    

Malheureusement, l’expérience montre que très peu d’ostéopathes réalisent un bilan postural complet, incluant les exocapteurs (œil, pied, vestibule), et comprenant des tests debout faisant varier ces entrées sensorielles.
De ce fait, lors de récidives des symptômes (douleurs…) quelques jours ou quelques semaines après un traitement ostéopathique (de plusieurs séances), cela signifie qu’il existe certainement une nociception (information parasite) dont l’ostéopathe n’a pas tenu compte, et/ou un problème postural de fond qu’il conviendrait de faire bilanter en posturologie.

Pour les douleurs chroniques, l’association ostéopathie + traitement de fond par semelles posturales permet alors très souvent de venir à bout des symptômes, ou de les atténuer de manière durable.

 

Ces deux traitements sont complémentaires, et se facilitent mutuellement.

 

La rééducation par kinésithérapie peut également être facilitée par l’ostéopathie et le port de semelles posturales.

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